« Juste quelques petits comprimés, un traitement facile à prendre… après quinze années passées à toujours devoir penser à emporter tous mes médicaments avec moi, c’est une bouffée d’air frais, une nouvelle vie. »

Anton Basenko travaille pour l’ONG Alliance for Public Health Ukraine, et il est le référent du partenariat PITCH (Partnership to Inspire, Transform and Connect the HIV Response), un projet international dirigé par et pour les populations-clés.

En tant que personne atteinte du VIH, c’est un ardent défenseur à la fois des patients et des programmes de réduction des risques qui aident les usagers de drogues par injection à lutter contre la stigmatisation et à bénéficier de traitements essentiels. Aujourd’hui, il représente ces communautés en participant à plusieurs groupes aux niveaux international, régional et national.

Anton, qui doit aux programmes de réduction des risques le dépistage précoce de sa séropositivité il y a 16 ans, a pris plusieurs traitements différents allant de la lamivudine/zidovudine (3TC/ZDV) au lopinavir/ritonavir (LPV/r). Il explique comment sa vie a changé lorsqu’il a commencé à prendre du dolutégravir.

« Imaginez que, avant cela, je devais prendre chaque jour six ou sept comprimés, dont quatre étaient vraiment très gros. Puis avec le LPV/r, c’était deux comprimés le matin et deux le soir… aujourd’hui, c’est seulement deux comprimés : un de dolutégravir et un de ténofovir/emtricitabine… et ma vie a changé du tout au tout ! »

Il prévoit de bientôt passer au TLD (ténofovir/lamivudine/dolutégravir), un nouveau protocole à comprimé unique. « Moins il y a de comprimés, mieux c’est. Un comprimé par jour, c’est vraiment le rêve. Peut-être qu’un jour on n’en prendra plus qu’un par mois ! »

Aujourd’hui marié et père de famille, Anton se concentre sur l’avenir. Il milite pour des financements durables, une volonté politique véritable, des choix éclairés et des systèmes d’approvisionnement efficaces, afin d’aider l’Ukraine à continuer de progresser dans la lutte contre cette maladie. En tant qu’ancien malade de l’hépatite C, il fait remarquer que, pour atteindre la couverture de santé universelle, les défenseurs de la lutte contre l’hépatite C, le VIH, la tuberculose et d’autres maladies devraient s’allier et militer pour des traitements de qualité garantie à des prix abordables.

« Nous devons faire front et militer pour un accès simple et rapide aux médicaments les plus récents. »

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