« J’en suis à mon quatrième mois de traitement, et je dirais que j’ai plus d’énergie, je ne suis plus léthargique, et je ne redoute plus de prendre mon cachet à 22 heures. »

Jacqueline Wambui vit à Nairobi, au Kenya, et fait partie de NEPHAK, le réseau de personnes vivant avec le VIH (National Empowerment Network of People Living with HIV/AIDS) depuis plusieurs années.

Créé en 2003, NEPHAK œuvre pour que les personnes vivant avec le VIH participent davantage et de manière plus significative à la riposte nationale contre la tuberculose et le VIH/sida. Jacqueline est responsable des actions de plaidoyer et de communication de NEPHAK. Elle a suivi des études sur le soutien psychologique et la formation dans le domaine de la lutte contre le VIH. Elle-même porteuse du VIH, elle s’intéresse particulièrement à l’action pour une meilleure santé sexuelle et reproductive des jeunes filles et des femmes porteuses du VIH et à la lutte pour leurs droits.

Jacqueline a suivi différents traitements à base d’antirétroviraux, dont le d4T (stavudine), la névirapine et l’éfavirenz, avant de passer au TLD (ténofovir/lamivudine/dolutégravir).

« Le principal avantage du dolutégravir (DTG), c’est qu’il entraîne bien moins d’effets secondaires que les autres médicaments, et son dosage n’est vraiment pas élevé, seulement 50 milligrammes ! J’en suis à mon quatrième mois de traitement, et je dirais que j’ai plus d’énergie, je ne suis plus léthargique, et je ne redoute plus de prendre mon cachet à 22 heures.

« Beaucoup de ceux qui ont changé de traitement pour celui-ci disent que leur vie est bien plus facile. Ils peuvent vivre normalement. En particulier pour les femmes, qui n’arrivaient plus à s’occuper de leurs enfants, à gérer la vie de famille et à assurer le quotidien ; les choses se sont vraiment améliorées. »

« Avec le dolutégravir, je n’ai plus de vertiges. Pendant longtemps, je n’ai pas pu me tenir debout et me lever de ma chaise ; je devais d’abord passer un long moment à me réveiller. C’était assez douloureux. Désormais, avec le dolutégravir, mon corps s’habitue, et mes articulations sont moins raides. »

À propos des obstacles à surmonter dans son pays, Jacqueline déclare : « les femmes vivant avec le VIH doivent pouvoir choisir. Il faut les informer des risques et des avantages de chaque traitement antirétroviral, et les laisser décider de ce qui est le mieux pour elles (…).De même, les soins et l’accompagnement dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive devraient être intégrés aux actions de lutte contre le VIH. »

D’après l’ONUSIDA, le nombre total d’adultes et d’enfants vivant avec le VIH au Kenya est d’environ 1,5 million.

Entre janvier 2012 et décembre 2018, les fabricants de génériques partenaires du Medicines Patent Pool ont fourni 413 000 patients-années de traitements à base de DTG et de TLD au Kenya[1].

 

Sources et informations complémentaires

AVAC – Plaidoyer international en faveur de la prévention du VIH

Statistiques pays ONUSIDA – Kenya

 

Note :

[1] À ce chiffre doit être ajouté le volume fourni par l’intermédiaire des agences d’approvisionnement.

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