« Dans ma communauté et au travers de mon travail de plaidoyer, j’ai pu constater que le dolutégravir change la vie des personnes vivant avec le VIH. »

George Kampango est chargé de programme (recherche et plaidoyer) au sein du réseau MANET+ (Malawi Network of People Living with HIV and AIDS). Fondé en 1997 par un groupe de personnes vivant avec le VIH conscientes de la nécessité de coordonner les actions pour influencer davantage les politiques nationales de lutte contre le VIH au Malawi, ce réseau national regroupe l’ensemble des groupes de soutien communautaires.

D’après les derniers chiffres, on recensait 1 000 000 (980 000 – 1 100 000) de personnes vivant avec le VIH au Malawi en 2017. Le taux de prévalence du VIH chez les personnes âgées de 15 à 49 ans est de 9,6 %. En 2017, 39 000 personnes ont été infectées par le VIH et on a dénombré 17 000 décès liés au sida, soit une baisse de 50 % par rapport à 2010. On estime que 71 % des personnes vivant avec le VIH ont accès à des médicaments antirétroviraux[1].

En ce qui concerne l’impact du dolutégravir (DTG), George explique : « Mon pays a entamé la transition en faveur du dolutégravir en janvier 2019. Le problème actuel concerne les femmes touchées par le VIH qui sont en âge de procréer. Je pense qu’on refuse aux femmes qui se trouvent dans cette tranche d’âge le droit de bénéficier d’un meilleur traitement. Les directives préconisent un traitement à base de dolutégravir, le TLD (ténofovir/lamivudine/dolutégravir), pour les hommes, les femmes de plus de 45 ans et celles qui sont sous contraception systématique. »

« Je recommanderais sans hésiter le DTG aux personnes vivant avec le VIH car, selon moi, il remplit tous les critères d’un bon traitement antirétroviral. Je parle d’optimisation de la suppression virale, de limitation du risque de résistance croisée et de toxicité à long terme, d’optimisation de la capacité de reconstitution immunitaire et des résultats cliniques globaux, d’amélioration de la qualité de vie, mais aussi de limitation du coût global des soins, car le DTG est abordable grâce aux licences qui ont été négociées.

« Les témoignages des malades sont extrêmement positifs ; ils parlent du DTG comme d’un médicament qui a très peu d’effets secondaires et surtout qui est très facile à prendre. Comme je l’ai dit précédemment, la suppression virale est optimisée, ce qui montre que le DTG est efficace. C’est pour cela que je recommanderais sans hésiter son utilisation, parce qu’il améliore la qualité de vie.

« Dans ma communauté et au travers de mon travail de plaidoyer, j’ai pu constater que le dolutégravir change la vie des personnes vivant avec le VIH. Ils peuvent vivre comme n’importe quel autre Malawien qui ne serait pas malade. Par conséquent, il est important que les meilleurs produits soient accessibles à tous ceux qui en ont besoin dans ce pays. Le DTG et le TLD devraient être accessibles à tous.

« Ce que je vois comme un défi dans un avenir proche, ce sont les actions qui devront être menées si l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) émet des recommandations fondées sur les résultats finaux de l’étude menée au Botswana[2], sur laquelle repose en grande partie l’élaboration des directives actuelles en matière de traitement. Le message qui en ressort représente clairement un défi que nous devons nous préparer à affronter et à surmonter. »

Entre janvier 2012 et décembre 2018, les fabricants de génériques partenaires du MPP ont fourni du DTG et du TLD à 389 000 patients-année au Malawi[3].

 

Notes :

[1] ONUSIDA, fiche pays du Malawi

[2] OMS – Données cliniques concernant l’usage du DTG pendant la grossesse (en anglais)

[3]  À ce chiffre doit être ajouté le volume fourni par l’intermédiaire des agences d’approvisionnement.

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