« Nous continuerons de veiller à ce que le DTG reste accessible en Arménie […]. Il est très important d’encourager le recours à ce type de traitements, qui permettent de résoudre le problème de l’observance. »

Anahit Harutyunyan est présidente de PPAN (Positive People Armenian Network) depuis sa création en 2006.

Son organisation offre un soutien aux personnes vivant avec le VIH qui sont co-infectées par l’hépatite. Elle a pour mission d’aider les personnes qui vivent avec le VIH, l’hépatite et la tuberculose à se sentir valorisées et impliquées et à ne plus avoir à éviter de parler de leur situation par peur de la discrimination et de la stigmatisation. PPAN agit aussi pour la gratuité et l’accessibilité des traitements.

« Depuis 2007, notre organisation apporte des soins et un soutien aux personnes qui vivent avec le VIH. Nous luttons au quotidien contre la stigmatisation et la discrimination. Nous avons professionnalisé notre action de plaidoyer en 2013, en agissant pour la disponibilité et l’accessibilité du traitement contre l’hépatite C. L’une de nos principales victoires a été l’utilisation par le ministère de la Santé, dans sa politique de planification de l’approvisionnement, des conclusions d’un rapport sur l’approvisionnement en traitements antirétroviraux en Arménie que nous avions élaboré. »

Concernant le dolutégravir (DTG) en particulier :

« L’Arménie a accès au DTG, car les principaux traitements antirétroviraux sont fournis par l’intermédiaire du Fonds mondial[1]. Je recommande fortement la prescription de DTG aux personnes qui vivent avec le VIH ; il ne nécessite qu’une prise quotidienne, n’entraîne aucune résistance et sa réponse virologique est rapide. Il est aussi très efficace, et ses effets secondaires (l’insomnie, principalement) sont très rares, voire inexistants si la prise se fait le matin. »

« Nous continuerons de veiller à ce que le DTG reste accessible en Arménie, et à ce que le ministère de la Santé n’interrompe pas l’approvisionnement. Il est très important d’encourager le recours à ce type de traitements, qui permettent de résoudre le problème de l’observance. »

Lorsqu’on défend une cause, le combat ne cesse jamais. Anahit lutte actuellement aux côtés du centre national arménien pour la prévention du sida afin de sensibiliser davantage de patients et les amener à prendre un traitement à base de DTG. « La même chose pourrait être faite pour la PPE (prophylaxie post-exposition) ; nous allons donc poursuivre notre action dans ce sens. » Elle souhaiterait également l’introduction du bictégravir, un nouveau médicament anti-VIH en cours d’étude.

Sources :

Statistiques pays ONUSIDA – Arménie

Bictégravir : plus d’informations sur le site du département de la Santé des États-Unis

 

Note:

[1] Pour un aperçu de l’action du Fonds mondial en Arménie (en anglais), cliquer ici.

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