Date : 11–14 mars
Lieu : Shanghai, Chine

Le Medicines Patent Pool (MPP), en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en tant que co-facilitatrice, organisera un événement parallèle lors du Vaccine Innovative Forum (VIF) à Shanghai afin de mettre en lumière les progrès réalisés et les opportunités de partenariat dans le cadre du Programme de transfert de technologie mRNA.

Lancé pour répondre aux inégalités d’accès aux vaccins et aux traitements vitaux, ce programme soutient le développement de capacités durables de recherche, de développement et de production de technologies mRNA dans les pays à revenu faible et intermédiaire (PRFI). Quatre ans après son lancement, il est devenu un réseau mondial de partenaires œuvrant à renforcer la préparation aux pandémies et à élargir l’accès équitable aux technologies mRNA.

Cette session réunira des parties prenantes d’Asie de l’Est, d’Afrique et d’ailleurs afin de présenter les progrès réalisés et d’explorer des opportunités de collaboration — notamment en matière de licences volontaires et de partenariats technologiques — pour contribuer à bâtir un écosystème mondial des technologies mRNA plus résilient, durable et inclusif.

Agenda

Programme mRNA : Construire la durabilité grâce aux partenariats

Date et heure : Jeudi 12 mars 2026 | 17:15 – 19:00
Lieu : 2e étage, VIF Shanghai, Marrion Hotel Parkview

Organisateur : Medicines Patent Pool (MPP)
Co-facilitateur : Organisation mondiale de la Santé (OMS)

17:15 – 17:25 | Mot de bienvenue et remarques d’ouverture

Charles Gore, Directeur exécutif, Medicines Patent Pool

17:25 – 17:55 | Mise en contexte : le paysage des technologies mRNA

Le programme de transfert de technologie mRNA : progrès et vision
Dr Martin Friede, Conseiller principal, MPP

Quantoom : la puissance d’un programme mondial de transfert de technologie ARNm

Maria Davila, Directrice Global South & Asie-Pacifique, Quantoom

La plateforme de R&D d’Afrigen et l’écosystème mondial de partenariats
Prof. Petro Terblanche, PDG, Afrigen Biologics

Le consortium de R&D d’Asie du Sud-Est : un modèle collaboratif pour l’innovation
Pierre-Stéphane Gsell, Chef de projet, Organisation mondiale de la Santé

17:55 – 18:15 | Engagement du MPP et voies de collaboration

Le modèle opérationnel du MPP, ses mécanismes de licence et ses cadres de partenariat
Johnny Vlaminck, Consultant en développement des affaires et licences, MPP

Perspective de l’industrie : réflexions sur le partenariat avec le MPP et la valeur d’une collaboration structurée
Dr Zhou WenShuoAssistante CEO, ABOGEN Bioscience  

18:15 – 18:55 | Table ronde modérée

Modératrice : Dr Jicui Dong, Cheffe d’unité, OMS

Intervenants :

  • Morena Makhoana, PDG, Biovac

  • Yuanqing Liu, CSO, Immorna

  • Chunlin Xin, Vice-président Innovation externe, CanSino

  • Andrew Wong, Conseiller principal auprès du conseil d’administration, Walvax

  • Martin Friede, Conseiller principal, MPP

Les thèmes de discussion incluront les expériences de partenariats en santé mondiale, les opportunités et défis de la collaboration internationale, les conditions nécessaires à un engagement plus approfondi et l’avenir des technologies à ARN.

18:55 – 19:00 | Remarques de clôture

Dr Jicui Dong, Cheffe d’unité, OMS

Au Vaccine Innovation Forum 2026 à Shanghai en mars 2026, le Medicines Patent Pool, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé, a organisé un événement parallèle intitulé « Construire la durabilité par les partenariats » — une discussion opportune sur l’avenir du Programme de transfert de technologie ARNm.

En ouvrant la session, Charles Gore, directeur exécutif du MPP, a souligné l’importance de la collaboration pour élargir l’accès aux technologies vitales. Revenant sur les enseignements de la COVID-19, il a déclaré : « Il y avait un énorme manque de capacités de fabrication de vaccins dans les pays à revenu faible et intermédiaire. En conséquence, ce programme de transfert de technologie ARNm a été mis en place dans le cadre de l’ACT Accelerator. »

Il a structuré la discussion autour d’une transition critique : passer d’une réponse d’urgence à la construction de capacités durables à long terme grâce à une collaboration mondiale.

Au cours des cinq dernières années, le programme a réalisé des progrès significatifs. Comme l’a souligné Martin Friede, des pays qui ne disposaient auparavant d’aucune capacité en ARNm développent désormais activement des compétences en recherche, en fabrication et en essais cliniques : « Au début de la COVID, il n’y avait aucun fabricant dans les pays à revenu faible et intermédiaire capable de produire de l’ARNm… aujourd’hui, ils sont 15. »

Cependant, les intervenants ont été clairs : le renforcement des capacités n’est que la première étape.

Alors que l’urgence de la pandémie s’est atténuée, le programme entre dans une nouvelle phase — définie par la durabilité. Dr Friede a résumé ce changement : « Construire l’installation, c’était facile. Maintenant, nous devons produire des choses qui peuvent être vendues. » Petro Terblanche a ajouté : « Nous devons nous assurer que l’innovation est intégrée dans les partenariats que nous créons. »

Ce point de vue a été repris par Johnny Vlaminck, qui a souligné que la viabilité à long terme dépend de l’accès à des produits commercialement pertinents, à des marchés et à des partenariats : « Leur survie dépendra de leur capacité à vendre des produits ARNm commercialement viables. »

La discussion a mis en évidence une évolution clé : aller au-delà des vaccins contre la COVID-19 vers des applications plus larges, notamment les thérapeutiques et d’autres plateformes vaccinales, afin de garantir une demande et une utilisation durables des technologies ARNm.

Les partenariats comme fondement de la durabilité

Un thème central de la session a été le rôle des partenariats mondiaux dans cette nouvelle phase.

Maria Davila a souligné la valeur concrète de la collaboration : « En travaillant avec ce réseau, vous avez un accès immédiat aux services et au support… C’est l’endroit idéal… une opportunité commerciale très intéressante. »

De même, Pierre Gsell a mis en avant la collaboration comme un moyen de réduire les risques et d’accélérer le développement : « Nous recherchons des opportunités de collaboration pour réduire les risques liés à l’investissement. »

Zhou Wenshuo a rappelé que « aucune entreprise de biotechnologie ne peut tout faire seule — de l’investissement industriel à la navigation dans des cadres réglementaires complexes. Les partenariats, notamment avec le MPP, sont essentiels pour coordonner les ressources, mobiliser les régulateurs et amener les technologies vers de nouveaux marchés. »

Grâce à son rôle d’intermédiaire neutre, le MPP joue un rôle clé en connectant les détenteurs de technologies, les fabricants et les partenaires à travers les régions — facilitant les licences, le co-développement et le transfert de technologie.

Le rôle de la Chine dans l’écosystème mondial de l’ARNm

Un point important de la discussion a été le rôle croissant des entreprises biotechnologiques chinoises.

Les échanges ont mis en évidence leurs progrès rapides pendant la pandémie — de la R&D précoce aux essais cliniques et à la production à grande échelle conforme aux BPF — les positionnant comme des acteurs majeurs des efforts mondiaux autour de l’ARNm.

Dans le même temps, les intervenants ont reconnu la persistance des disparités mondiales. Comme l’a indiqué Johnny Vlaminck : « Il subsiste un écart significatif entre ce qui existe dans les écosystèmes les plus avancés et ce qui est disponible dans de nombreux pays à revenu faible et intermédiaire. »

Les entreprises chinoises sont bien placées pour contribuer à combler cet écart — grâce au partage de technologies, aux partenariats industriels et à leur participation à des consortiums mondiaux de R&D.

Au-delà de la technologie : construire des écosystèmes complets

Les intervenants ont insisté sur le fait que la technologie seule ne suffit pas. Le succès du programme dépendra de la solidité des écosystèmes locaux — notamment les compétences de la main-d’œuvre, les systèmes réglementaires, les infrastructures et les chaînes d’approvisionnement.

Comme l’a souligné Jicui Dong, les partenariats doivent être « réalistes et pragmatiques » pour être efficaces.

Principaux enseignements de la table ronde :

  • « La compatibilité est essentielle — compatibilité technique, logistique, infrastructure et expertise comptent toutes. » — Chunlin Xin
  • « Le diable est dans les détails — ce sont eux qui déterminent si quelque chose fonctionne ou non. » — Yuanqing Liu
  • « La confiance et la transparence sont essentielles pour une collaboration efficace. » — Morena Makhoana et Andrew Wong

Ces éléments confirment qu’un impact durable nécessite le développement de systèmes complets, et pas uniquement le transfert de technologie.

Une vision à long terme pour l’équité en santé mondiale

En prenant du recul, Dr Friede a évoqué la transformation des écosystèmes biotechnologiques émergents : « Ce qui ressort, c’est l’optimisme, la motivation et la confiance… » Cette transformation représente à la fois une opportunité et une leçon : bâtir des écosystèmes d’innovation résilients demande du temps, des investissements et un engagement durable.

Les participants ont insisté sur la nécessité d’une vision à long terme. Même si les partenariats ne génèrent pas de résultats immédiats, ils sont essentiels pour débloquer des bénéfices futurs en matière de santé et d’économie.

Conclusion : du transfert de technologie à un écosystème mondial

Les discussions au VIF 2026 ont confirmé une vision commune : la prochaine phase du programme de transfert de technologie ARNm ne consiste pas seulement à transférer des technologies — il s’agit de construire un écosystème mondial connecté et durable.

Cela implique de développer des produits ARNm commercialement viables ; de renforcer les réseaux régionaux de R&D et de production ; de favoriser des partenariats équitables et durables ; et de garantir la préparation face aux futures pandémies.

Comme l’a conclu la modératrice de la session, Dr Dong : « La durabilité dépendra non seulement de l’innovation, mais aussi de la collaboration, de la confiance et d’un engagement partagé en faveur de l’équité en santé mondiale. » L’engagement fort observé à Shanghai — notamment de la communauté biotechnologique chinoise — témoigne d’une dynamique croissante.

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